Caisse de pension

Le concept suisse de prévoyance vieillesse
L’AVS (assurance vieillesse et survivants) constitue le 1er pilier de la prévoyance vieillesse. Elle est principalement alimentée par des pourcentages de salaires. L’augmentation constante de l'efficacité de l’économie conjuguée à un engagement massif de capitaux ont eu pour conséquence que dans l'économie actuelle, de moins en moins de revenu est généré par le travail et toujours plus de revenu l’est par le capital. Un système de prévoyance comme l’AVS, qui se base sur des déductions salariales, est mis en difficulté par cette évolution. Il faudrait en fait que le recul des cotisations salariales soit compensé par un prélèvement sur les revenus du capital. Au lieu de cela, de plus en plus d’impôts sur la consommation (TVA, impôt sur le tabac, etc.) sont mis à contribution pour le financement.

La prévoyance vieillesse professionnelle (LPP ou « 2e pilier ») est un système d'épargne collectif prescrit par la loi. Toute personne employée qui atteint un revenu minimum donné doit être affiliée à une institution de prévoyance par le biais de son entreprise et lui verser chaque mois une partie de son salaire. Ce montant est crédité sur son compte individuel et sert de base de calcul pour la rente qui sera versée pendant sa vieillesse.

Le 3e pilier permet, en supplément des deux premiers piliers, une prévoyance vieillesse individuelle et organisée de manière volontaire. Le 3e pilier sert également d’épargne vieillesse supplémentaire fiscalement privilégiée aux personnes qui disposent d’un revenu plus important.

Incidences discutables du capital de prévoyance vieillesse
Les montants versés en faveur de l’AVS sont utilisés presque directement pour verser des rentes et ils ne jouent par conséquent qu’un rôle secondaire sur le marché des capitaux. Les montants en faveur de la LPP conduisent par contre à une immense accumulation de capitaux. Les avoirs personnels des assurés permettraient de couvrir toutes les dépenses de la Confédération, des cantons et des communes de Suisse pendant plus de trois ans !

Où ce capital « attend-il » donc jusqu’à ce qu’il soit versé sous forme de rente ? Il n’est absolument pas question qu’il attende ! Il doit être placé afin de se multiplier. Plus de la moitié de l’avoir de vieillesse au moment du départ à la retraite n’a, en règle générale, pas été versé par la personne assurée mais a été accumulé grâce à la rémunération du capital.

En d'autres termes, d’énormes quantités de capitaux cherchent à être placées. Plus de la moitié des transactions boursières sont effectuées par des investisseurs institutionnels (comme les caisses de pension). La pression exercée par le demande se traduit par une augmentation des prix, avec des bourses et des marchés immobiliers qui alternent phases florissantes et effondrements.